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NOSTALGIE 13/07/2018


Pour tout les copains et copines nostalgiques des moments forts de nos luttes pour défendre notre travail ,voila toutes les vidéos effectuées par le syndicat cgt . En cliquant  sur le lien ci dessous  .
Les vidéos de notre site sont CGT59 .
 https://www.dailymotion.com/search/cgt59/videos

La CGT annonce au moins un nouveau jour de grève cet été. 12/07/2018

La CGT prévoit d'organiser une nouvelle grève à la SNCF, jeudi 19 juillet,  d'autres en août et «probablement» à la rentrée, a annoncé sur Cnews vendredi Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.
«On l'annoncera au fur et à mesure», a-t-il expliqué au sujet des grèves prévues après celles du 19 juillet. Le mouvement de grève n'aura «pas de point final tant qu'on n'a pas les garanties qu'on a demandées» de la part du gouvernement, a expliqué le leader syndical. Il a dénoncé «la responsabilité du gouvernement» qui reste «absolument intraitable» notamment sur la question du statut des cheminots.
Réforme promulguée
Cette annonce arrive alors que ce vendredi et samedi une nouvelle séquence de grève et en cours, à la seule initiative de la CGT et de Sud. La grève perlée, unitaire, démarrée début avril, s'est terminée jeudi 28 juin. La réforme ferroviaire du gouvernement a été, elle, définitivement votée par l'Assemblée nationale et le Sénat début juin. Elle a même été signée par le président de la République, Emmanuel Macron, à la fin du mois dernier.

me revoila CGT un jour CGT toujours 23/03/2017

La France a besoin d'une industrie et de services publics forts répondant aux besoins de la population et qui assurent un développement économique équilibré des territoires, la création d'emplois et le progrès social pour tous. Il est nécessaire et urgent de réindustrialiser la France, de relocaliser des capacités de production d'objets durables, interconnectables et réparables. Pour la CGT, l'industrie est indispensable pour répondre aux besoins fondamentaux de la population (alimentation, eau, énergie, transports, éducation, santé, logement, culture).
Il faut des services publics forts dans tout le pays, pour contribuer au développement économique et à l'aménagement du territoire. La dépense et la commande publiques sont des leviers puissants pour créer des emplois et lutter contre le fléau du chômage. Par exemple, le programme Airbus n'aurait pu voir le jour sans l'investissement de la puissance publique. La CGT appelle les salariés, les citoyens le 21 mars à participer aux initiatives territoriales qu'elle organise.

Le gouvernement rétablit une aide de 300 euros pour les chômeurs de plus de 60 ans attendant leur retraite 20/05/2015

Le gouvernement rétablit une aide de 300 euros pour les chômeurs de plus de 60 ans attendant leur retraite


Le ministre du Travail, François Rebsamen, a annoncé mercredi le retour d'une aide pour les chômeurs de plus de 60 ans bénéficiaires des minima sociaux qui ont suffisamment cotisé pour leur retraite mais n'ont pas l'âge requis, d'un montant de 300 euros mensuels.

 "Le gouvernement de Manuel Valls vient de le décider: pour remplir l'engagement du Président de la République, un nouveau dispositif va être mis en place pour répondre aux situations individuelles les plus difficiles", a déclaré le ministre du Travail lors des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale.
"Il consistera à verser une prime mensuelle de 300 euros par mois aux bénéficiaires de l'ASS (allocation spécifique de solidarité) ou du RSA socle (revenu de solidarité active), qui percevront ainsi une aide d'un montant de plus de 800 euros en attendant de pouvoir liquider leurs droits à la retraite", a-t-il détaillé.
François Hollande avait annoncé début novembre le retour d'une allocation pour les chômeurs qui ont suffisamment cotisé mais n'ont pas atteint l'âge de la retraite. L'allocation équivalent retraite (AER), qui permettait aux chômeurs âgés de faire la jonction entre fin du chômage et retraite, avait été supprimée en 2011, et très partiellement remplacée par l'Allocation transitoire de solidarité (ATS), qui répondait à des conditions très strictes.


J'ai décidé pour les personnes qui ont toutes leurs annuités, qui ont plus de 60 ans et qui ne trouveront plus l'emploi jusqu'à 62 ans (...), on pourra avoir cette prestation" afin de "les conduire à la retraite", avait déclaré le chef de l'Etat.

Après la suppression de l'AER, des milliers de seniors avaient été plongés dans une situation financière difficile, aggravée par le report de l'âge de la retraite de 60 à 62 ans à la suite de la réforme de 2010.
Face aux protestations, le gouvernement Ayrault avait déjà décidé en janvier 2013 "une mesure d'urgence sociale" en rétablissant partiellement l'AER pour les générations 1952 et 1953.
Après la décision du gouvernement Ayrault, l'aide de 300 euros annoncée mercredi va permettre de "réparer tous les dégâts faits avant 2012 par la précédente majorité en matière de justice sociale", a estimé François Rebsamen, qui répondait à une question de la député PS Christine Pires Beaune.

La CGT fête ses 120 ans 20/03/2015

«Nous partons de l'idée que la CGT est toujours jeune des espoirs qui l'ont fait naître. » C'est dans un esprit optimiste et conquérant que le syndicat s'apprête à célébrer ses 120 ans. Pour l'événement, le syndicat a mis les petits plats dans les grands. Un vaste programme d'initiatives très diverses est prévu d'ici à la fin de l'année. Le coup d'envoi est donné ce soir, à 17 heures, à Montreuil, avec l'inauguration d'une exposition, en présence du secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.
 Pas question, bien sûr, de nier le contexte de crise, les lourds défis posés au syndicalisme en général, à la CGT en particulier. Mais pas question non plus d'abandonner l'espoir fondateur de la CGT, en septembre 1895 à Limoges,
« celui d'une société dans laquelle ceux qui vivent de leur travail puissent avoir une place reconnue, digne, et dans laquelle on puisse vivre correctement de son travail, une société solidaire, fraternelle », dit Maryse Dumas, animatrice du comité de pilotage de l'anniversaire. « Nous pensons que ces valeurs sont très modernes et que nous ressourcer sur elles nous permet d'affronter les défis nouveaux. On peut d'autant plus affronter ces défis que l'on saura puiser dans les 120 ans qui nous précèdent », souligne l'ex-dirigeante confédérale. Une expérience historique d'autant plus précieuse qu'elle est riche en innovations sociales marquantes, ajoute-t-elle, évoquant « l'invention » de la revendication de la journée de huit heures ou celle des congés payés, la création des conventions collectives, de la Sécurité sociale ou des comités d'entreprise.

« Aujourd'hui aussi, ce qu'on attend de la CGT, c'est qu'elle invente. »

Les sujets ne manquent pas : nouvelles garanties sociales correspondant au monde précaire d'aujourd'hui, nouvelles formes de démocratie sociale, nouvelles façons de produire... Cette double volonté, « conquêtes et enracinement », sera présente dans chacune des initiatives – colloques, conférences, expo, etc. – qui marqueront l'anniversaire et qui illustreront les diverses dimensions de l'activité syndicale. Ainsi, en mars, seront traités l'émancipation des femmes, le rapport historique du syndicat avec 
le travail des femmes. Cet été, à l'occasion des festivals et du Tour de France, le rapport de la CGT avec le « hors-travail », culture, loisirs, sport. En octobre, l'acte fondateur du syndicat sera revisité, lors d'une journée de réflexion militante sur « la portée actuelle du choix d'un syndicalisme confédéré ». L'année devant se clôturer sur un 
« un événement festif faisant une grande place à la jeunesse ».

Philippe Martinez vante la réduction du temps de travail 18/03/2015

Le secrétaire général de la CGT
 a lancé, mercredi, 
les manifestations du
 120e anniversaire du syndicat.


Plusieurs centaines de militants se pressaient mercredi soir dans le patio du siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), pour l'inauguration d'une exposition retraçant les 120 ans de la CGT, première d'une série d'initiatives destinées à marquer l'anniversaire du syndicat.
L'occasion pour Philippe Martinez de mettre en relief une « CGT créative, moderne, innovante, combative à toutes les périodes de son histoire ». Et le nouveau secrétaire général d'évoquer d'emblée le combat pour les droits des femmes : en dépit des avancées conquises, « beaucoup reste à faire pour gagner l'égalité effective des droits dans le travail, dans la société et aussi dans la CGT ». Soulignant que « toutes les avancées sociales des travailleurs ont vu le jour par les luttes des travailleurs et l'engagement de la CGT à leurs côtés », Philippe Martinez a insisté sur la « modernité » de la réduction du temps de travail, revendication aujourd'hui « à contre-courant », comme « était à contre-courant des objectifs du patronat, au début du XXe siècle, la revendication de la journée de 8 heures ». « L'avenir, a-t-il dit, c'est de travailler moins longtemps et mieux. »
Rappelant le choix de la CGT de pratiquer « un syndicalisme de classe et de masse », et non le « syndicalisme professionnel » dont « rêvent le gouvernement et le Medef », Philippe Martinez a évoqué la récente crise interne qui « a heurté, voire blessé de très nombreux camarades » et dont « nous nous sommes engagés à tirer toutes les leçons ». Il a promis de « mettre la démocratie et les syndiqués au centre de (la) démarche » de préparation du 51e congrès de la CGT, prévu en 2016.

Pôle emploi: «Que des tensions se traduisent par de l’agressivité verbale paraît inévitable» 30/07/2014

Pôle emploi: «Que des tensions se traduisent par de l'agressivité verbale paraît inévitable»

VIOLENCES - La direction de Pôle emploi a recensé 8.442 incidents à l'encontre de ses agents en 2013. Des situations imputables au contexte économique, selon l'agence...
Après le personnel hospitalier et les enseignants, Le Parisien explique ce jour que les agents de Pôle emploi subissent, eux aussi, les incivilités de quelques usagers. En 2013, la direction aurait ainsi recensé 8.442 incidents à l'encontre de ses agents. Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS et directeur de l'Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux, analyse ce phénomène.

Les faits de violence constatés à Pôle emploi constituent-ils un phénomène nouveau, ou ces agressions ont-elles toujours existé?
Il y a manifestement une dégradation de la situation à Pôle emploi, qu'on lit aussi dans les rapports de son Médi
ateur. On voit mal d'ailleurs comment il pourrait en être autrement compte tenu d'une part du malaise et des contradictions internes à cette institution, et d'autre part de l'augmentation continue du chômage, le tout dans un contexte politique général de grande morosité. Qu'il y ait des tensions se traduisant par de l'agressivité verbale paraît inévitable dans une situation économique qui ne cesse de se dégrader pour une partie de la population.

Cela étant, ces chiffres restent malgré tout modestes. Il faut en effet rapporter ces 8.442 faits enregistrés aux plus de 6,5 millions de dossiers traités chaque année par cette institution, ou aux quelques 35.000 employés de Pôle emploi en contact quotidien avec le public. Il faut également préciser que les agressions physiques représentent moins de 3% de ces 8.442 faits enregistrés, l'essentiel consistant en violences uniquement verbales.
Quels sont les services publics les plus concernés par la violence de leurs usagers?

Les incidents dans les hôpitaux restent très rares, un peu plus aux urgences. Quant aux écoles, une publication récente de l'INSEE indique qu'environ 16% des personnels de l'Éducation nationale déclarent avoir fait l'objet d'une insulte dans l'année, contre 12% dans l'ensemble des actifs. C'est une petite différence réelle. Mais attention au réflexe catastrophiste courant dans le débat public.

Ces chiffres indiquent aussi que 84% de ces personnels déclarent ne rien avoir subi du tout. Une autre enquête indiquait il y a peu qu'à l'école primaire, 85 à 90% des enseignants comme des élèves se sentaient très bien. Ensuite, l'INSEE assure que, en réalité, ce ne sont pas les enseignants qui sont un peu survictimisés mais les personnels de direction et d'éducation. Enfin, elle montre que ce sont les jeunes fonctionnaires, dénués d'expérience et affectés en début de carrière dans les endroits les plus difficiles, qui sont le plus souvent victimes.
Observe-t-on une hausse de la violence à l'encontre des agents des services publics, ou s'agit-il d'une impression liée au fait que les victimes acceptent davantage de témoigner?
 Un peu des deux sans doute. La vie urbaine moderne, anonyme, individualiste et stressée, favorise certaines formes d'agressivité que ce soit au volant, au guichet, à la caisse... Dans les relations de travail, la pression devient parfois telle que cela favorise également des «pétages de plomb».
Enfin la dégradation actuelle du contexte socio-économique ne peut que multiplier les situations de désarroi, de colère ou de désespoir. Par ailleurs, notre société est également de plus en plus hyper-sensible et prompte à dénoncer. C'est un progrès quand il s'agit réellement de victimations. Mais cela peut aussi vite verser dans l'intolérance.

merci ARPEGE 08/11/2013

Jeudi soir, dans les locaux d'Arpège, l'un des deux cabinets de reclassement missionnés, Corinne Mouveaux, chef de projets, a accueilli 30 des 127 volontaires à la reconversion, âgés de 50 ans et plus.

« Ce soir, nous saluons le courage et la force de caractère des personnes qui ont choisi de changer d'orientation professionnelle en intégrant des centres de formation », s'est exprimée la responsable de projets. Il faut savoir que le travail entrepris par la société Arpège depuis trois ans a porté ses fruits puisqu'aujourd'hui l'antenne linselloise de reclassement annonce un taux de 84 % de solutions identifiées dans le domaine de l'emploi, de la création d'entreprise, de la formation longue ou des projets retraites.

Des résultats qui se sont concrétisés pour beaucoup par l'obtention d'un diplôme d'état dans des secteurs bien souvent inattendus par rapport aux antécédents professionnels des candidats. C'est le cas entre autres pour Roland, 54 ans, qui travaillait à l'unité de production chez SCA et qui a obtenu son diplôme d'assistant de vie ou encore de Brigitte, ancienne cariste qui travaille maintenant en maison de retraite à Bondues, après avoir obtenu son CAP cuisine.

Avant la remise des diplômes d'honneur créés (en parallèle aux diplômes officiels) par la société de reclassement, à l'image de chaque ancien salarié licencié, Corinne Leclaire, directrice générale d'Arpège, a ajouté : « Nous avons fait un travail de fond avec vous. Vous nous avez apporté autant que nous avons essayé de vous apporter. » Un sentiment partagé par Boujéma Chigri, secrétaire du CE et élu CGT, qui a conclu : « Nous n'avons pas négocié que de l'argent mais aussi les formations et les suivis. Nous sommes conscients de la bonne marche de l'accompagnement fourni par Arpège qui a su développer des rapports humains de qualité. » À souligner que le travail de la cellule de reclassement prendra fin en septembre 2014.

Aulnay, les derniers jours d'une usine 26/10/2013

__________Aulnay, les derniers jours d'une usine_____________

Ce jeudi 24 octobre, elle trône déjà en fin de ligne de production, sous les néons du contrôle de qualité de l'atelier montage de l'usine PSA Peugeot Citroën d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis. Gris métallisé, la dernière C3, une citadine de marque Citroën, brille dans un halo de lumière. Des salariés s'approchent, portable en main, pour immortaliser ce véhicule baptisé « C3 Héritage »

Vendredi 25 octobre, elle devait être officiellement livrée, avant de rejoindre le conservatoire de Citroën, sorte de musée de la marque, installé sur le site. Sa livraison met un point final à la production de voitures à Aulnay, dont les installations industrielles doivent fermer définitivement courant 2014.

Des milliers de salariés qui ont connu ce site viendront faire leurs adieux vendredi. Saluer la fin d'une histoire longue de quarante ans, faite de pics d'activité, de crises, de luttes sociales. Dans un esprit parfois viril, souvent solidaire. Tout au long du mois d'octobre, Le Monde a pu se rendre au coeur de l'usine. Ce mercredi, une averse a balayé le site. Le soleil encore timide éclaire le parking, à moitié vide, qui longe l'immense usine. Avant l'annonce de la fermeture du site d'Aulnay, le 12 juillet 2012, les parkings étaient encore pleins. A 14 heures, les travailleurs de l'après-midi chassaient ceux du matin, tandis qu'un ballet de bus accompagnait la relève.

C'est désormais fini. Les vastes étendues d'asphalte sont désertées. Comme les parkings extérieurs qui servaient aux salariés. Mais aussi ceux de l'intérieur, où s'accumulaient, fut un temps, les AX, CX, Saxo et autres C3 assemblées sur le site, avant de partir par train ou camion vers les concessions de la marque aux chevrons.
A l'intérieur, l'usine est à l'arrêt. L'atelier du ferrage, plongé dans le noir, a cessé de fonctionner le 15 janvier, au début de la grève qui a paralysé le site. Une trentaine d'ouvriers se relaient dans un coin de cette halle pour produire encore, jusqu'à la fin de l'année, des pièces de carrosserie de rechange. L'atelier peinture, aussi, a fermé, tandis que celui de l'assemblage, bien qu'éclairé, fonctionne par intermittence.
Depuis le printemps, les effectifs ont fondu. Fin 2012, le site comptait 3 000 personnes, contre 35 000 aux grandes heures du site, il en reste à ce jour moins d'un millier sur place. Bien insuffisant pour produire. Car beaucoup sont déjà partis. Parmi ceux qui avaient fait grève en début d'année, ils sont 150 à avoir quitté l'entreprise avec un chèque de 19 700 euros. Il y a aussi les 900 qui ont déjà rejoint la RATP, ID Logistics ou la SNCF, souvent en voyant leur salaire réduit, mais avec des indemnités qui peuvent aller jusqu'à 40 000 euros, selon leur ancienneté dans le groupe.

Goodyear : la CGT avec Montebourg pour que l'offre de Titan "aboutisse" 23/10/2013

Goodyear : la CGT avec Montebourg pour que l'offre de Titan "aboutisse"

Les lignes bougent, depuis quarante-huit heures, sur l'offre de reprise partielle de l'usine Goodyear d'Amiens-Nord par le groupe américain Titan. Jusqu'à présent isolé, le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a reçu mercredi 23 octobre un soutien de poids, celui de la CGT, qui s'est dite prête à "tout faire" pour que l'offre "aboutisse", à l'issue d'une rencontre entre les deux parties.
M. Wamen, responsable CGT de l'usine, a confirmé que des discussions pour une reprise partielle étaient en cours, se déclarant "favorable à une sortie intelligente" de ce dossier.

_________________TROIS ANS DE NÉGOCIATIONS________________

Arnaud Montebourg avait annoncé lundi un retour surprise de Titan, affirmant que le groupe américain serait prêt à reprendre 333 emplois sur le site Goodyear
d'Amiens-Nord, dont le maintien serait garanti pendant quatre ans. La CGT avait alors émis des réserves  : "Ils annoncent 333 personnes, c'était 537 il y a quelques mois. Il va falloir que Maurice Taylor [PDG de Titan] revoie sa copie, parce que ça ne marchera pas."
 
Titan International avait, en effet, déjà proposé à plusieurs reprises depuis trois ans de reprendre partiellement le site d'Amiens-Nord, avant de jeter définitivement l'éponge au début de 2013. M. Taylor avait raillé "les soi-disant ouvriers" qui "ne travaillent que trois heures" en accusant le gouvernement d'avoir "laissé les barjots du syndicat communiste détruire les emplois les mieux rémunérés".
 
Goodyear a annoncé en début d'année la fermeture de l'usine, qui emploie près de 1 200 salariés, dont 700 pour l'activité de pneus agricoles sur laquelle porte l'offre évoquée par Arnaud Montebourg. La direction avait justifié cette décision par la mauvaise santé du marché européen du pneus de tourisme et "cinq années de négociations infructueuses" pour sauver le site menacé depuis 2008.